dimanche, juin 28

M. Payne

Je ne crois pas au paradis.
J' crois à la douleur. J' crois à la peur. J' crois à la mort...
Il y a une armée de cadavres dans cette rivière. Des criminels. Des gens tombés à court de temps, à court d'ami. La prochaine fois qu'ils vont draguer cette rivière, ils vont me trouver au fond avec les autres. Il ne restera plus personne pour dire que j'étais différents. Je pouvais sentir les morts en dessous. Juste sous mes pieds. Me tendant les mains pour m'accueillir parmis eux. On pouvait s'y tromper...

mercredi, juin 24

Vue futur de l'utopique passé

Il porte le passé
Sur ses épaules.
Les couleurs effacées,
Perdue la boussole.

Il porte sur le passé,
Des regards non avertis.
Éreintée.
Désirant cette accalmie.

Il ouvre ses portes sur le passé.
J’y louerai des placards pour y enfouir,
Pour y enfuir,
Les souvenirs chapitrés.

Posséder la force et le courage
De refermer ce qui me sert de passé
Pratiquer le boycottage
Juste pour oublier, et, au présent, passer.

Vie de songes

Marche, arrêt.
Avance rapide,
Repartir en arrière.
Il parait,
Cet immonde et livide
S'arrêtera à hier.

Un, deux, trois.
Celui qui suit
A une syllabe de trop.
Qu'est-ce que tu bois ?
Pourquoi tu cries ?
Arrête-ça t'es pas beau !

dimanche, juin 21

Perdue cette nuit

Et devant ce grand ciel noir
Tout devient vite désillusoire.
Idyllique à l'idée de l'entrevoir
On dit souvent qu'il fait vivre, l'espoir.

Séquestrée dans ces utopiques pensés,
Ne pouvant qu'accroître cette avidité.
Aveuglée.
Apeurée.

Te souviens-tu, cet ancien temps ?
Murmurant un peu naïvement
" Tu es belle, pour lui sanglotant "